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La colère

Nous avons tous fait l’expérience de la colère à un moment ou à un autre de notre vie. Présente dans tout le monde animal, c’est l’émotion la plus physiologique. Qu’est-ce que la colère ? D’où vient-elle ? Faut-il la réfréner ou la laisser sortir ?

Qu’est-ce que la colère ?

C’est un mécanisme instinctif de communication qui arrive lorsqu’on dépasse une limite, une norme que l’on s’est fixée.
La colère exprime toujours une blessure de l’égo. Notre égo n’accepte pas chez les autres des choses plus ou moins conscientes. On voudrait que les autres fassent des choses comme nous le souhaiterions. C’est la non acceptation d’une loi morale que l’on s’est fixée.

C’est une réaction de peur. On fait monter la colère pour se rassurer (peur de ne pas être reconnue, rejeté ou abandonné…). Parler dans la colère n’est pas fait pour se faire entendre mais pour détruire.
La colère exprime donc nos propres faiblesses. L’enjeu est donc d’identifier nos faiblesses.

Faut-il la réfréner ?

Il faudrait vivre la colère tout en évitant l’excès. Car celui-ci est dommageable pour les deux parties.
Il est bien sûr plus judicieux de travailler sur le respect des autres que celui d’une loi morale.

La colère : un miroir qui reflète notre coeur


- « Si nous sommes troublés par des évènements et des agressions extérieures, c’est de notre propre responsabilité. Jean Chrysostome disait qu’on ne peut pas blesser quelqu’un si celui ne veut pas être blessé.

- Si une personne vous met en colère, ce n’est pas elle la responsable, c’est qu’il y a colère en vous. S’il n’y avait pas de colère en vous, qui est-ce qui lui aurait répondu ?
Mettez le feu dans l’eau, le feu ne brûle pas, le feu n’est pas nourri par l’eau. Mettez le feu dans le coton, le feu est nourri, il s’enflamme.

- La colère qui est en vous nourrit la flamme : la paix qui est en vous l’éteint.
Cessez de dire : cette personne m’énerve ; dites plutôt : je m’énerve avec elle. Elle ne peut réveiller que ce qui est déjà en vous. C’est pour cela que le sage n’accuse jamais personne, il s’accuse lui-même.

- Mettez des cendres dans un verre d’eau, celui-ci sera pollué. Mettez ces mêmes cendres dans un océan, elles seront vite oubliées. Avez-vous le cœur comme un verre d’eau ou comme un océan ? » 
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[1Pape copte SHENOUDA, en 1993, au monastère de Saint-Bichoy en Egypte.